Sélection naturelle

Capture d'écran de la scène d'un documentaire montrant des isisaurus parcourant une terre volcanique

J’ai vu un documentaire où des femelles « isisaurus », des dinosaures sauropodes à long cou et grande queue (pas de mauvais esprit s’il vous plaît c’est très sérieux), risquaient leur vie dans les « Badlands », la plus grande étendue de terres volcaniques et hostiles qu’on pouvait trouver sur Terre il y a 100 millions d’années.

1,5 km d’épaisseur de lave par endroits ; des vapeurs d’eau brûlantes ; des gaz mortels composés de dioxyde de carbone et de sulfure d’hydrogène s’échappant de cheminées volcaniques ; pas un brin de végétation et donc aucune nourriture pour ces animaux herbivores…

Chaque printemps, ces dinosaures abandonnaient la quiétude de leur forêt luxuriante pour entreprendre ce voyage périlleux. Pourquoi ? Pour aller pondre leurs œufs dans le cratère d’un immense volcan assoupi. Après quoi elles repartaient dans le sens inverse, laissant leur progéniture à son triste sort.

Quand les œufs éclosaient, les petits dinosaureaux (je ne sais pas si ça se dit mais je trouvais que ça ajoutait un aspect mignonnet) devaient se démerder. Nés en enfer, seuls sans adultes pour les guider, les nourir et les protéger, et ils devaient maintenant parcourir le même chemin que leurs génitrices, pour les retrouver dans la forêt luxuriante où elles se prélassaient sans même penser à eux…

En chemin, âgés de seulement quelques jours et pas plus gros que des pigeons, ils affrontaient les mêmes dangers que leurs aïeux : terrain escarpé et accidenté, vapeurs brûlantes, sources chaudes et flaques bouillonnantes, quoique les gaz s’étaient un peu dissipés. Ils se nourrissaient, tenez-vous bien, des petites plantes qui avaient poussé, entre temps, sur les bouses que leurs mères avaient laissé choir. Personne ne leur montrait quoi faire, où aller, comment se nourir et de quoi. Mais en plus, comme si tout cela ne suffisait pas, ils devaient quant à eux échapper à de féroces prédateurs sans pitié, qui se gardaient bien de s’attaquer à leurs mères à la taille titanesque.

Comparé à leur nombre de départ, très peu survivaient et avaient la chance de grandir. Sélection naturelle. Seuls les plus futés, les plus aptes et les plus chanceux survivent.

Eh bien je pense que si on faisait pareil avec nos enfants, il y aurait sûrement moins de petits cons qui ne savent rien foutre de leurs 10 doigts et qui vivent au crochet de leurs parents jusqu’à 35 ans. On les abandonne à la naissance, à la maternité parce qu’on n’est pas des sauvages non plus, sans personnel soignant ni personne, et ils se démerdent pour grandir et nous retrouver. Certes, beaucoup ne survivront pas, mais ceux qui y parviendront seront des gaillards en pleine santé et parfaitement indépendants. Sélection naturelle.

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